Patrimoines en partage


La COP 22 à Marrakech

les petits ruisseaux font de grandes rivières

Pravina Nallatamby


ISBN :
0.00 €

Ô Terre, porteuse de toutes choses, réceptacle de biens (.)

Veuille la Terre nous assigner éclat et force (.)

Veuille  la Terre nous assurer le souffle, la vie.

Atharva-Veda

 

 

18 novembre 2016. Avec la fin de la COP 22 qui a eu lieu à Marrakech, une nouvelle page de l’histoire de l’environnement se tourne. Selon des sources officielles, cet événement a été couronné de succès dans son ensemble même si toutes les promesses n’ont pas été tenues. Pendant le mois de novembre, la ville a drainé des milliers de visiteurs qui fourmillaient lors de multiples animations organisées dans la ville et au village officiel de la COP 22 installé sous d’immenses chapiteaux blancs à Bab Ighli. Comme la nature est bien faite, il faut continuer à croire que les petits ruisseaux font de grandes rivières. L’énergie déployée par les sociétés civiles, les entrepreneurs, les industriels et les acteurs divers dont les participants du continent africain ne pourrait passer inaperçu et la mesure de l’impact de l’ensemble ne serait être négligeable à long terme. « Que chacun fasse sa part », dirait le colibri de la légende amérindienne. Comme nous le rappelle constamment Pierre Rabhi, le colibri convaincu de son action en apportant une goutte d’eau pour lutter contre un incendie de forêt entraine d’autres oiseaux à l’imiter et ils finissent par éteindre le feu.

Des paroles aux actes, il y aurait qu’un pas à faire... mais aussi une bonne dose de volontarisme et de détermination. Il semblerait que l’engagement des Etats serait insuffisant et qu’un long chemin reste à faire en ce qui concerne l’harmonisation des différentes stratégies nationales. Le dialogue aurait été plus fertile lors des conférences-débats et auprès des gens de terrain sur les stands des sociétés civiles et des industriels où les participants ont présenté au public leurs initiatives individuelles et des cas de figures tangibles. Les enjeux varient selon le niveau d’intervention. La COP 22 devait, entre autres, être l’occasion de voir comment mettre en pratique cet accord international ratifié à la COP 21 en 2015 qui s’est fixé un objectif ambitieux mais bien précis, celui de la limitation du réchauffement climatique en dessous de 2° C. L’Accord de Paris sur le climat, destiné à faire baisser les émissions humaines de gaz à effet de serre vise d’abord une certaine efficacité énergétique ; celle-ci se concrétise par une baisse de la consommation d’énergie sous toutes ses formes, et serait un acte qui entrainerait aussi moins de pollution atmosphérique. On pourrait distinguer des actions à plusieurs niveaux pour que l’objectif soit atteint : celles des délégations politiques, celles des militants-conférenciers et celles des gens actifs sur le terrain. C’est ainsi des pistes se dessinent pour sauvegarder la biodiversité, lutter contre le réchauffement climatique et favoriser le développement durable. Chacun dans son domaine apporte ainsi sa pierre à l’édifice, depuis les transports à l’architecture en passant par l’éducation, la culture, la mode, l’ornithologie, l’agriculture et la gestion des ressources naturelles.

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